29 Juillet 2025
Le 28 juillet 2025 marque le lancement d’une initiative majeure : PYRéO, l’éco-organisme dédié à la fin de vie des dispositifs pyrotechniques maritimes, engage une enquête nationale pour dresser un panorama complet de leur usage et de leur traitement une fois périmés. Concrètement, cette étude vise à estimer les volumes en circulation, identifier les flux récupérables et mieux comprendre les pratiques des différents usagers.
Chaque année, près de 300 000 engins pyrotechniques — fusées parachutes, feux à main ou encore fumigènes — sont commercialisés en France. Destinés à assurer la sécurité en mer, ces équipements doivent être renouvelés périodiquement. Pourtant, leur devenir après usage ou péremption reste encore trop souvent flou. Stockage à domicile, détournement festif ou absence de dépôt en filière réglementée sont autant de situations qui échappent aujourd’hui au suivi.
L’étude portera notamment sur les quantités détenues par les plaisanciers, professionnels, magasins d’accastillage, stations de révision et capitaineries. Le questionnaire élaboré à cet effet sera diffusé auprès de l’ensemble de ces publics pour décrypter les freins à la remise volontaire et repérer les leviers possibles d’amélioration. L’enquête est accessible via le site www.pyreo.fr.
C’est le cabinet Inddigo, expert des comportements environnementaux, qui a été missionné pour piloter cette démarche. Les résultats attendus d’ici six mois viendront alimenter la feuille de route de PYRéO pour optimiser son dispositif national de collecte.
Créé par la Fédération des Industries Nautiques et agréé par l’État en 2015, PYRéO organise régulièrement la récupération des engins pyrotechniques usagés via les magasins d’accastillage, sans obligation d’achat. En 2024, 43,2 tonnes de ces matériels ont ainsi été incinérées dans des installations spécialisées respectueuses de l’environnement.