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L’Hermione en quête de repreneurs pour éviter la liquidation

L’association Hermione–La Fayette ouvre désormais la porte à de nouveaux investisseurs. Placée en redressement judiciaire depuis septembre, elle doit réunir d’ici mars 2026 les fonds nécessaires pour sauver la réplique de la célèbre frégate de La Fayette, immobilisée à Bayonne depuis quatre ans. Faute de solution rapide, le chantier pourrait être définitivement interrompu.

L’Hermione en quête de repreneurs pour éviter la liquidation

C’est dans ce contexte d’urgence que l’association a publié un communiqué, au moment même où une annonce de recherche de repreneurs paraissait dans Les Échos. Elle y affirme vouloir « étudier toutes les modalités possibles » pour assurer la poursuite de l’activité et préserver le navire, symbole d’un projet patrimonial et maritime lancé il y a plusieurs décennies.

L’Hermione, mise à l’eau en 2014 après dix-sept ans de construction à Rochefort, avait rejoint le port de Bayonne en septembre 2021 pour une importante opération de rénovation. Installée dans la forme de radoub d’Anglet, la frégate devait subir une intervention lourde après l’apparition de champignons dans la coque, rendant nécessaire un démontage complet de la structure avant reconstruction.

Mais les travaux se sont rapidement heurtés à une impasse financière. Sur les dix millions d’euros estimés pour la réparation, seuls cinq millions ont été réunis en quatre ans. Cette insuffisance de financement a conduit à l’arrêt du chantier et à l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire par le tribunal de commerce de La Rochelle. L’association peine désormais à régler ses prestataires, tandis que les entreprises mobilisées autour du navire attendent toujours la reprise des paiements.

Pour espérer finaliser la remise en état de la frégate, la structure doit encore trouver cinq millions d’euros. Les responsables veulent croire qu’un sursaut est possible grâce à la mobilisation des mécènes, notamment à l’approche du 250ᵉ anniversaire de l’indépendance américaine en 2026. Ils imaginent déjà une participation de l’Hermione aux célébrations internationales, avec l’ambition d’un voyage jusqu’à Los Angeles à l’occasion des Jeux olympiques de 2028.

D’autres options circulent, comme un éventuel retour du navire en Charente pour en faire un musée. Mais cette piste reste jugée peu réaliste en raison des coûts logistiques et des risques liés au transport d’une coque encore fragilisée.

À quelques mois de l’échéance fixée par la justice, l’avenir de l’Hermione dépend donc fortement de la capacité de l’association à convaincre investisseurs et donateurs. Sans soutien financier supplémentaire, l’une des répliques historiques les plus emblématiques de France pourrait ne jamais reprendre la mer.

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