7 Mai 2026
Malgré son appellation, l’Electric Propulsion n’est pas une solution 100 % électrique. Elle repose sur une architecture hybride avec prolongateur d’autonomie, conçue pour privilégier l’usage de l’électrique tout en conservant une capacité de production d’énergie embarquée.
Le système s’articule autour de deux moteurs électriques de 20 kW, alimentés par un parc batteries d’environ 60 kWh. Une génératrice en 48V complète l’ensemble et permet d’étendre l’autonomie jusqu’à 1 000 milles nautiques. À bord, la production énergétique est également soutenue par des apports renouvelables — solaire, hydrogénération, éolien — intégrés dès la conception.
Dans les faits, cette configuration couvre la majorité des usages. Les manœuvres de port, les approches de mouillage et les navigations au moteur de courte durée — soit jusqu’à environ quatre heures à 6 nœuds — sont assurées en tout électrique. Ces phases représentent plus de 80 % du temps d’utilisation moteur sur un catamaran de grande croisière.
Déjà validée en navigation hauturière, notamment sur des parcours transocéaniques et jusqu’au Pacifique, cette architecture permet de concilier silence, confort et réduction significative des émissions.
Avec la Dual Propulsion, Windelo introduit une approche hybride plus polyvalente, pensée pour des programmes de navigation plus variés.
Développée en partenariat avec Bellmarine, cette architecture associe deux moteurs thermiques de 57 chevaux sur sail-drive à deux moteurs électriques de 18 kW, le tout complété par un parc batteries lithium en 48V et les mêmes sources d’énergie renouvelables embarquées.
L’électrique reste ici aussi privilégié pour les usages quotidiens, avec une autonomie équivalente à celle de l’Electric Propulsion sur les phases courtes — jusqu’à quatre heures à vitesse modérée. En revanche, pour les navigations longues à vitesse soutenue, les moteurs thermiques permettent d’étendre l’autonomie entre 600 et 800 milles nautiques.
Ils assurent également une fonction de génératrice, rechargeant les batteries en navigation tout en contribuant à la propulsion.
L’un des apports majeurs de la Dual Propulsion réside dans sa capacité à combiner les sources d’énergie en temps réel. Le système permet notamment une navigation mixte, avec un moteur en mode thermique et l’autre en mode électrique.
Cette configuration, rendue possible par l’architecture même des catamarans Windelo, permet d’optimiser les rendements, d’équilibrer les consommations et de limiter l’impact environnemental global. Elle s’inscrit dans un travail de fond mené depuis plus de huit ans par le chantier sur l’intégration des systèmes, la compacité des installations et la gestion énergétique embarquée.
À travers cette double offre, Windelo structure son positionnement autour de deux niveaux d’hybridation.
L’Electric Propulsion privilégie une navigation avec un recours minimal aux énergies fossiles, avec une autonomie étendue pouvant atteindre 1 000 milles nautiques grâce au prolongateur. La Dual Propulsion, de son côté, introduit une présence plus marquée du thermique, offrant une autonomie comprise entre 600 et 800 milles nautiques dans des conditions de navigation soutenue.
Dans les deux cas, la philosophie reste identique : maximiser l’usage de l’électrique sur les phases les plus fréquentes, tout en garantissant une autonomie compatible avec les exigences de la grande croisière.
Cette évolution intervient alors que le chantier développe les Windelo 58 et Windelo 62, deux unités conçues pour intégrer pleinement ces architectures énergétiques.
Ces modèles se distinguent par des surfaces solaires accrues, des capacités de stockage renforcées et une conception pensée dès l’origine autour de la gestion de l’énergie. L’objectif est d’optimiser l’ensemble des flux énergétiques à bord, en cohérence avec les systèmes de propulsion.
À travers cette nouvelle étape, Windelo confirme une approche pragmatique de la transition énergétique dans le nautisme : une hybridation assumée, structurée et adaptée aux réalités de la navigation hauturière.