7 Mai 2026
Avec Ogham Yachts, un nouveau projet de construction nautique fait son apparition dans l’univers du voilier de voyage en aluminium. Portée par une réflexion centrée sur l’autonomie, la vie à bord et la navigation longue distance, la marque développe une approche orientée vers des unités conçues pour l’exploration et l’habitation au long cours, plutôt que vers la performance pure ou la plaisance côtière.
À l’origine du projet se trouve Antoine Ehly, dont le parcours personnel a progressivement nourri une réflexion autour du voyage maritime et du mode de vie en mer. Selon le récit présenté par la marque, la relation à l’océan ne s’est pas construite immédiatement à travers la voile, mais via d’autres pratiques comme la plongée ou le surf. Le projet nautique est venu plus tard, à travers une volonté de disposer d’un outil de voyage capable d’offrir autonomie, durée et polyvalence dans différents environnements de navigation.
La création d’Ogham Yachts s’inscrit dans un contexte où le marché du voilier de grande croisière connaît une évolution sensible. Une partie des plaisanciers s’oriente aujourd’hui vers des unités capables de répondre à des programmes de navigation étendus, avec une attention particulière portée à l’autonomie énergétique, à la robustesse structurelle et au confort de vie à bord. Les voiliers en aluminium occupent une place spécifique dans ce segment, appréciés pour leur solidité, leur durabilité et leur adaptabilité à des navigations dans des zones variées, des régions tropicales aux hautes latitudes.
Dans cette logique, Ogham Yachts a fait le choix du monocoque en aluminium comme plateforme principale de développement. Le projet repose sur l’idée d’un bateau capable de traverser de longues distances tout en conservant des espaces de vie pensés pour une occupation prolongée. L’objectif affiché n’est pas celui de la régate ou de la recherche de vitesse maximale, mais celui d’une navigation habitable et fonctionnelle.
Pour concrétiser cette orientation, le projet s’appuie sur plusieurs collaborations techniques. L’architecture navale a été confiée à Vincent Lebailly, connu pour ses réalisations dans le domaine des voiliers de voyage et des unités techniques. Le chantier Bord à Bord, dirigé par Loïc Cheynet, intervient également dans le développement du projet. Son expérience dans la construction d’unités professionnelles et d’exploration apporte une dimension industrielle au programme.
Le premier modèle annoncé est l’Ogham SP 54, présenté comme un voilier semi-custom destiné à des propriétaires souhaitant adapter leur bateau à un programme de navigation spécifique. La marque indique vouloir privilégier une approche où les choix d’aménagement et d’équipement répondent directement aux usages prévus à bord.
Deux orientations de gamme sont évoquées. La série SP met l’accent sur une conception centrée sur l’usage et la personnalisation, tandis que la gamme Iroise adopte une approche plus classique, avec une orientation davantage tournée vers la performance sous voile tout en conservant des capacités de voyage hauturier.
Le projet met également en avant une réflexion autour des matériaux et de l’impact environnemental. Sans revendiquer une démarche technologique particulière, Ogham Yachts évoque une volonté de limiter les choix jugés superflus et de privilégier des solutions durables dans la construction et l’équipement des unités.
Cette approche correspond à une tendance observée dans le secteur du nautisme de voyage, où certains propriétaires recherchent désormais des bateaux conçus pour une utilisation intensive et durable, avec des programmes de navigation de plusieurs mois voire plusieurs années. La notion de « bateau à vivre » prend ainsi une place croissante dans les projets de grande croisière.
Le premier Ogham SP 54 doit prochainement être mis à l’eau. Pour la jeune structure, cette étape marque le début concret du développement de la marque et de sa présence sur le segment du voilier de voyage en aluminium.