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Le chantier naval Couach (33) en procédure de sauvegarde

Gros temps pour le chantier naval Couach, 8ème constructeur français de bateaux de plaisance selon le classement ActuNautique.com.

 

En conflit avec deux créanciers qui exigent le paiement de plusieurs millions d'euros, le chantier naval arcachonnais s'est en effet placé sous la protection du Tribunal de Commerce de Bordeaux.

 

La société qui n'est pas en redressement judiciaire contrairement aux informations publiées sur certains sites internet, souhaite ainsi ne pas vider sa trésorerie au moment même où la saison des salons nautiques internationaux va débuter et avec elle, la période de signature des contrats, le chantier y présentant pour la première fois son premier yacht de 50m, la Pellegrina.

 

Couach 495GT 5

 

Le premier différend concerné oppose le chantier Couach à un client russe lui ayant commandé un yacht de 50m. Du fait d'un retard de construction de 3 mois consécutif à la disparition du précédent propriétaire du chantier, Fabrice Vial, ce client souhaite annuler sa commande et obtenir le remboursement de ses 9 millions d'euros d'acompte. Le chantier a bien proposé de procéder à ce remboursement une fois le bateau achevé, la construction étant avancée à 30%, mais le client refuse tout geste.

 

Le second différend est quant à lui relatif à un litige pour lequel une banque réclame 3 millions d'euros de remboursement, pour un moule de coque dont le chantier n'est plus propriétaire.

 

Au terme de la procédure de sauvegarde, le chantier Couach travaille à un plan de remboursement de ses créances qui sera présenté au Tribunal de Commerce de Bordeaux.

 

Créés il y a un siècle, les chantiers navals Couach ont difficilement vécu la crise de 2009. Lourdement endettés, la société fut cette même année placée en liquidation judiciaire, ne pouvant plus assumer cette charge insurmontable, avant d'être reprise par un industriel de la fenêtre industrielle, Fabrice Vial.

 

Un industriel qui a tenté de redresser la barre sans succès et qui fut assassiné sur son yacht il y a tout juste un an. De nouveau en difficulté, l'entreprise a une nouvelle fois changé de mains pour être reprise par la société Nepteam, structure créée par des industriels français, notamment Florent Battistella, ancien patron de Converteam (ex-Alstom Power Conversion), revendu à General Electric (GE).

 

 

 

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