À la croisée de la mémoire et de l’innovation, le drakkar Saga Farmann vogue de fjord en capitale, animé par une ambition rare : faire revivre les expéditions vikings avec une fidélité historique sans faille, tout en intégrant des solutions techniques contemporaines. Véritable témoin flottant d’un passé réinventé, le navire attire curieux, passionnés et partenaires tout au long d’un itinéraire ponctué d’escales culturelles majeures.
C’est en 2023 que l’aventure du Saga Farmann reprend son souffle. Équipé d’un système de propulsion électrique, ce bateau d’expédition de 24 mètres, conçu pour embarquer une douzaine de marins, suit les traces de ses ancêtres sur les routes maritimes historiques qui reliaient la Scandinavie à Constantinople, l’Italie ou encore la France.
Construit selon les techniques traditionnelles de bordage à clins — où les planches de bois sont superposées et fixées au moyen de clous en métal —, le navire est l’exacte reproduction du Klåstadskipet, vaisseau norvégien datant de l’an 998. Redécouvert dans un fjord dans les années 1960, ce bateau de commerce illustre l’ampleur des échanges vikings avec l’Europe de l’Est, l’Empire byzantin et les rives de l’Atlantique.
Au fil des saisons, le Saga Farmann évolue. Après avoir traversé la Méditerranée en 2024, il entame en 2025 un périple de seize semaines de Rome à Londres. Parmi les escales emblématiques : Gênes, Nice, Marseille, Lyon, Paris ou encore Le Havre. À chaque port, il devient un vecteur d’échange, de médiation historique et de transmission intergénérationnelle.
Ce projet ambitieux trouve un écho particulier auprès du groupe Durieu, spécialiste de la protection des matériaux depuis un siècle. En soutenant le Saga Farmann, l’entreprise célèbre son héritage industriel, conjuguant savoir-faire et mécénat. Son produit phare, le saturateur marin DEKS OLJE® D.1, s’inscrit naturellement dans cette aventure : initialement conçu pour les ponts en bois des bateaux scandinaves, il répond aux défis imposés par l’environnement marin grâce à son fort pouvoir d’imprégnation et sa résistance aux intempéries.
Le RUSTOL-OWATROL, célèbre antirouille de la marque, complète cette panoplie dédiée à la préservation du patrimoine maritime. Il protège efficacement les pièces métalliques exposées à l’humidité, garantissant la longévité d’un navire qui se veut aussi fonctionnel qu’authentique.
À la tête de ce projet se trouve la fondation Oseberg Viking Heritage, fondée en 2005 par le propriétaire du navire. Sa mission est de reconstruire à l’identique des embarcations retrouvées dans les fjords et de leur redonner vie à travers des expéditions. Avec deux répliques déjà navigantes et une troisième en chantier, la fondation cultive une vision audacieuse du patrimoine maritime. Elle orchestre aussi un festival annuel et fédère une équipe composée de 8 permanents et de 400 bénévoles passionnés.
À bord, les équipages se relaient à chaque étape. Cette rotation permet d’ouvrir l’expérience au plus grand nombre tout en respectant l’esprit d’exploration et de solidarité qui animait jadis les marins vikings. Le navire n’est pas un musée figé, mais un acteur vivant de l’histoire européenne.
L’escale parisienne, organisée en partenariat avec le musée national de la Marine, a offert un moment fort de visibilité pour le projet. Le navire a accosté au pied du Trocadéro, symbolisant le dialogue entre le passé maritime nordique et le patrimoine culturel français.
Plus qu’un projet de reconstitution, le Saga Farmann interroge notre rapport au voyage, au savoir-faire et à la transmission. Il incarne la résilience d’une mémoire collective, sublimée par l’alliance entre artisanat ancestral et technologies modernes. Une œuvre vivante, traversant les époques et les mers, pour rappeler que les grandes épopées naissent souvent de l’audace de quelques passionnés.
À travers cette initiative, le groupe Durieu illustre sa volonté de valoriser l’excellence technique au service du durable. En accompagnant le Saga Farmann, il ne se contente pas de préserver des matériaux : il contribue à faire naviguer l’histoire. Une aventure à la fois humaine, patrimoniale et technique qui confère aux eaux européennes un parfum d’épopée retrouvée.
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