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Cap-Martinique 2026 : la flotte s’élance après un report maîtrisé

Initialement prévu le dimanche 19 avril, le départ de la Cap-Martinique 2026 a finalement été reporté de 24 heures en raison de conditions météorologiques difficiles au large du cap Finisterre. Une décision pleinement assumée par l’organisation et la direction de course, soucieuses de préserver la sécurité des 45 bateaux engagés. Après plusieurs jours d’analyse avec la cellule météo, la fenêtre du lundi 20 avril à 17h s’est imposée comme la plus favorable pour lancer cette troisième édition.

© Liot-Bouras / Disobey. / Cap-Martinique

© Liot-Bouras / Disobey. / Cap-Martinique

La veille du départ, la flotte a néanmoins offert un premier temps fort au public avec une parade en baie de Quiberon. Sous le soleil, les équipages ont pu saluer familles, visiteurs et associations, dans une ambiance à la fois festive et chargée d’émotion. Le lendemain, les pontons de La Trinité-sur-Mer se sont de nouveau animés avant le grand départ vers Fort-de-France, pour une traversée désormais portée à plus de 4 000 milles.

À 17h, les 76 marins engagés, répartis entre 14 solitaires et 31 duos, ont franchi la ligne Dream Yacht dans des conditions favorables : vent d’est régulier, mer peu agitée et bonne visibilité. Le parcours a toutefois été adapté, avec une bouée à virer au niveau de l’estuaire de la Gironde avant de mettre le cap vers Finisterre, puis Porto Santo, à laisser à tribord.

Pour François Séruzier, directeur de course, « décaler le départ de 24 heures était la bonne solution ». Il rappelle que les conditions au cap Finisterre s’annonçaient « très musclées », avec un golfe de Gascogne où le vent pourrait monter jusqu’à 35 ou 40 nœuds en rafales.

Côté marins, l’émotion du départ se mêlait à la lucidité. Philippe Gaudru, engagé en solitaire pour sa troisième Cap-Martinique, résume l’état d’esprit : « L’objectif premier est de terminer, en gardant le bateau et le bonhomme en bon état. » Pour Greg Bulckaert et Mathieu Philippe, en double, être prêts au départ représente déjà « une première victoire », d’autant qu’ils courent aussi pour l’association Les Savateuses.

Les plus jeunes concurrents, Jean-Gabriel et Timothée, âgés de 22 et 21 ans, vivent quant à eux leur première transatlantique comme « un rêve d’enfance ». Entre prudence, ambition sportive et engagement associatif, cette édition 2026 s’annonce ouverte, exigeante et profondément humaine.

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