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Yachting - du Rififi, chez Ferretti !

La gouvernance du groupe Ferretti Group fait l’objet de tensions entre actionnaires, dans un contexte de bonnes performances financières qui renforcent son attractivité. Le constructeur italien de yachts de luxe, propriétaire notamment de Riva et Pershing, est aujourd’hui au centre d’un rapport de force autour du contrôle du conseil d’administration.

Yachting - du Rififi, chez Ferretti !

Le principal actionnaire, Weichai Group, détient environ 40 % du capital. Il défend une stratégie de stabilité et de développement à long terme, et cherche à conserver une position dominante au sein de la gouvernance. Le groupe chinois s’oppose à toute évolution susceptible de remettre en cause cet équilibre.

Face à lui, KKCG, contrôlé par Karel Komárek, a progressivement renforcé sa participation. Déjà présent de manière significative au capital, KKCG a lancé une offre publique partielle afin d’augmenter sa position. L’objectif est moins une prise de contrôle qu’un renforcement de son influence, notamment au conseil d’administration.

Le conseil de Ferretti a jugé cette offre peu attractive sur le plan financier. De son côté, Weichai a indiqué qu’il ne la soutiendrait pas, limitant ainsi les chances de succès de l’opération à court terme. Cette opposition bloque, pour l’instant, toute recomposition rapide du capital.

L’équilibre pourrait toutefois évoluer avec les actionnaires secondaires. Piero Ferrari détient une participation susceptible d’être cédée, en partie ou en totalité. Un rapprochement avec KKCG modifierait significativement le rapport de force. Par ailleurs, le directeur général Alberto Galassi reste un acteur clé, chargé de maintenir la continuité opérationnelle dans un contexte de tensions actionnariales.

Le point central du conflit reste le contrôle du conseil d’administration. Weichai cherche à en conserver la majorité, tandis que KKCG vise une représentation accrue. Au-delà de la gouvernance, les deux parties expriment des visions différentes du développement du groupe.

L’assemblée générale prévue en mai 2026 constituera à n'en pas douter la prochaine échéance structurante. Elle pourrait entraîner des ajustements dans la composition du conseil et préciser l’équilibre des pouvoirs entre les principaux actionnaires.

Ferretti : des fondamentaux solides

Les fondamentaux financiers du Ferretti Group sont solides et orientés à la hausse. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 1,23 milliard d’euros, en progression d’environ +5 %, avec un EBITDA ajusté de 202,8 millions d’euros, soit une marge élevée de 16,5 %. Le bénéfice net s’établit autour de 90 millions d’euros, également en croissance. La structure financière est saine, avec une trésorerie nette positive supérieure à 100 millions d’euros et un endettement limité. Enfin, le carnet de commandes atteint un niveau élevé, supérieur à 1,3 milliard d’euros, offrant une bonne visibilité sur l’activité à moyen terme.

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