13 Mai 2026
La Cap-Martinique 2026 a accueilli un nouveau duo à Fort-de-France avec l’arrivée de Laurent Charmy et Grégoire Renet (SL Energies V1D2 France Renouvelable). Les deux navigateurs ont franchi la ligne ce mercredi 13 mai à 12h20 heure locale après 23 jours, 1 heure et 20 minutes de course entre La Trinité-sur-Mer et la Martinique. Ils deviennent ainsi le cinquième duo à rallier l’arrivée dans cette édition particulièrement engagée.
À bord de leur JPK 10.80, Laurent Charmy et Grégoire Renet savaient dès le départ qu’ils devraient composer avec un bateau légèrement plus ancien face à la nouvelle génération des JPK 10.50 omniprésents aux avant-postes. Leur objectif était donc clair : rester au contact des meilleurs et exploiter au maximum le potentiel de leur monture dans une course très orientée portant.
Le duo, supporté par Snip Yachting, aura pourtant connu plusieurs moments délicats dès les premiers jours. Dans le golfe de Gascogne, une importante frayeur sous spi manque de tourner court lorsque le mât commence à partir vers l’arrière après une manœuvre compliquée. « On a frisé la correctionnelle », raconte Laurent Charmy, expliquant que l’équipage a dû couper une drisse pour reprendre le contrôle du bateau. Un épisode marquant qui leur servira ensuite de référence pour le reste de la traversée.
Au fil des jours, les deux marins expliquent avoir gagné en fluidité dans les manœuvres et dans leur organisation à bord. Malgré les grains, les sargasses et les longues heures sous spi dans les alizés, ils sont parvenus à maintenir un bon rythme jusqu’aux Antilles. Grégoire Renet souligne également la fiabilité générale du bateau, préparé par V1D2, dans une édition où de nombreux concurrents ont dû gérer des avaries parfois importantes.
Sportivement, les deux navigateurs retiennent surtout la qualité du niveau général de la flotte. Ils saluent notamment les performances des nouveaux JPK 10.50 ainsi que la ténacité des solitaires engagés cette année. « Ils n’ont laissé aucune ouverture », reconnaît Grégoire Renet à propos des équipages de tête.
Mais au-delà du classement, cette traversée aura aussi été une aventure humaine marquée par une vraie complémentarité entre les deux hommes. Laurent Charmy évoque avec humour leur différence de génération et les petites habitudes de vie à bord, entre vaisselle, rangement et réveils parfois difficiles. « On est complémentaires », résume-t-il simplement.
À peine arrivés en Martinique, les deux marins regardent déjà vers la suite. Leur programme prévoit plusieurs grandes épreuves au cours des prochains mois, dont la Cowes-Dinard, la Dream Cup ou encore la Transat RORC, avant un possible retour dans les Caraïbes pour la Caribbean 600.
Une manière de prolonger une aventure qui, comme souvent sur la Cap-Martinique, semble ouvrir de nouveaux horizons bien au-delà de la ligne d’arrivée.