Nautisme - Un violent incendie a frappé hier samedi 8 août 2026 les locaux de TEMO à Vannes, dans le Morbihan. Déclaré vers 9 h 20, le feu a nécessité la mobilisation de 60 sapeurs-pompiers et l’évacuation de plusieurs établissements voisins. Aucun blessé n’est à déplorer. Le sinistre touche directement la PME française spécialisée dans les moteurs électriques pour bateaux, connue notamment pour ses TEMO·450 et TEMO·1000. Si des batteries lithium étaient présentes dans les locaux, rien ne permet à ce stade d’affirmer qu’elles sont à l’origine de l’incendie.
L’incendie de TEMO se déclare samedi à 9 h 20 à Vannes
C’est un important sinistre qui vient de frapper l’un des acteurs français du moteur électrique pour bateaux de plaisance.
Samedi 8 août 2026, vers 9 h 20, un incendie s’est déclaré dans le bâtiment abritant notamment les locaux de TEMO, rue Daniel-Gilard à Vannes. Le site se trouve à proximité du port, du parc des expositions Chorus et de plusieurs établissements recevant du public.
Le feu a rapidement pris une ampleur importante, avec des flammes et un épais dégagement de fumée visibles à distance.
Face à la situation, le SDIS du Morbihan a déployé un dispositif conséquent. Les premiers bilans faisaient état de 54 sapeurs-pompiers engagés. La préfecture du Morbihan a finalement indiqué que 60 sapeurs-pompiers avaient été mobilisés, avec la mise en place d’un poste de commandement.
Plus de 180 personnes évacuées, mais aucun blessé
Malgré l’importance du sinistre, aucun blessé n’a été recensé.
Les secours ont néanmoins procédé à plusieurs évacuations préventives en raison de la proximité d’autres établissements et de l’important panache de fumée.
Environ 90 personnes ont notamment été évacuées de l’hôtel Mercure voisin. Une salle d’escalade située à proximité a également été évacuée.
Au total, les informations publiées localement font état de plus de 180 personnes évacuées ou mises à l’abri pendant l’intervention.
Les personnes présentes dans le secteur ont pu progressivement réintégrer les bâtiments après les contrôles réalisés par les secours.
Des batteries lithium présentes dans les locaux
La présence de batteries lithium-ion à l’intérieur du bâtiment a constitué un élément particulier de l’intervention.
TEMO développe et commercialise en effet des motorisations électriques pour bateaux utilisant cette technologie de stockage d’énergie.
Les secours ont procédé à des analyses toxicologiques afin d’évaluer les risques potentiellement liés aux fumées dégagées par l’incendie.
Selon la préfecture du Morbihan, les mesures effectuées ont permis de conclure à l’absence de risque technologique pour la population.
La présence de batteries lithium ne permet cependant pas de tirer de conclusion sur l’origine du sinistre. Aucune source officielle n’établit actuellement qu’une batterie serait à l’origine du départ de feu.
Les circonstances précises de l’incendie restent donc à déterminer.
TEMO contrainte d’interrompre son fonctionnement habituel
Les conséquences matérielles apparaissent importantes.
Dans une première communication publiée après l’incendie, TEMO a confirmé que ses locaux avaient été touchés et indiqué que ses équipes n’étaient momentanément plus en mesure d’assurer leur activité habituelle.
L’entreprise a également prévenu ses clients et partenaires que ses délais de réponse pourraient être allongés.
L’ampleur économique du sinistre reste toutefois inconnue. Aucun bilan détaillé n’a encore été publié concernant les surfaces endommagées, les stocks de moteurs et de batteries éventuellement détruits ou les équipements industriels touchés.
Aucune estimation financière des dégâts ni calendrier de reprise n’ont pour l’instant été communiqués.
TEMO, une jeune pousse française du moteur électrique pour bateaux
Fondée en 2018 par Alexandre Seux et Justine Perussel, TEMO s’est rapidement fait connaître dans le nautisme avec une approche originale de la propulsion électrique.
Son premier produit emblématique est le TEMO·450, un petit moteur électrique portable destiné notamment aux annexes de voiliers et aux petites embarcations.
Avec une masse d’environ 4,9 kg batterie comprise, une puissance de 450 W et une batterie lithium-ion intégrée de 290 Wh, le TEMO·450 se distingue par une architecture tubulaire évoquant une godille électrique.
Plusieurs milliers d’exemplaires ont depuis été commercialisés en France et à l’étranger.
TEMO a ensuite développé le TEMO·1000, avant d’élargir son offre à différentes solutions de propulsion électrique intégrées, notamment des pods destinés aux voiliers.
TEMO avait levé 6 millions d’euros pour accélérer son développement
L’entreprise a franchi une étape importante en janvier 2024, avec une levée de fonds de 6 millions d’euros.
L’opération avait notamment réuni le fonds américain At One Ventures et Ecotechnologies 2, fonds géré par Bpifrance dans le cadre de France 2030.
L’objectif était d’accélérer le développement de nouvelles motorisations, d’augmenter les capacités industrielles et de renforcer la présence internationale de TEMO.
La PME vannetaise s’est notamment développée aux États-Unis et avait engagé une montée en puissance de son organisation industrielle française.
La production du TEMO·450 n’est pas entièrement réalisée à Vannes
Un élément est essentiel pour mesurer les conséquences industrielles de l’incendie : toute la production de TEMO n’est pas concentrée dans les locaux sinistrés de Vannes.
L’assemblage en série du TEMO·450 repose notamment sur le partenaire industriel Sercel, installé à Carquefou, en Loire-Atlantique.
Le site vannetais possède néanmoins une fonction stratégique. Outre le siège de la société, il accueille différentes activités de développement et d’industrialisation ainsi que l’assemblage de produits plus récents, dont le TEMO·1000.
L’incendie peut donc avoir des conséquences importantes sur l’activité de l’entreprise sans signifier pour autant l’arrêt de l’ensemble de sa capacité de production.
Les causes de l’incendie et les conséquences industrielles restent à déterminer
Deux jours après le sinistre, plusieurs inconnues importantes demeurent.
L’origine du départ de feu n’a pas été rendue publique. Le rôle éventuel des batteries lithium dans le déclenchement ou la propagation de l’incendie n’est pas davantage établi.
L’étendue exacte des dégâts industriels, la valeur des stocks détruits et les conséquences sur les prochaines livraisons restent également inconnues.
Pour cette PME française engagée dans une phase de croissance et d’internationalisation, l’enjeu sera désormais de mettre rapidement en place une continuité d’activité et de production. L’organisation industrielle de TEMO, répartie entre son implantation vannetaise et plusieurs partenaires industriels français, pourrait à ce titre jouer un rôle déterminant dans les prochaines semaines.
TEMO veut reconstruire et préserver ses 23 salariés
Au-delà du constat des dégâts, TEMO affirme désormais concentrer tous ses efforts sur la continuité de l'entreprise. La priorité est double : préserver les emplois de ses 23 salariés et relancer progressivement les activités interrompues par la destruction du site vannetais.
La société recherche actuellement de nouveaux locaux et devra reconstituer une partie de ses équipements, de ses stocks et de sa chaîne d'approvisionnement avant de pouvoir reprendre progressivement ses opérations. À ce stade, aucun calendrier précis de redémarrage n'a toutefois été arrêté.
Dans son communiqué, la direction souligne également l'important élan de solidarité reçu depuis le sinistre, évoquant des centaines de messages de soutien émanant de clients, partenaires, fournisseurs et entreprises locales.
Justine Perussel, cofondatrice de TEMO, résume l'état d'esprit de l'entreprise :
« Aujourd'hui, toute l'équipe TEMO est mobilisée autour d'une même priorité : reconstruire, reprendre progressivement nos activités et continuer l'aventure TEMO. La volonté de repartir est totale. »
Cette volonté de rebond intervient alors que l'entreprise poursuit son enquête interne et attend les conclusions des investigations destinées à déterminer l'origine de l'incendie.
/image%2F1044945%2F20260712%2Fob_7c306a_actunautique-base-de-documentation-pou.png)
/image%2F1044945%2F20260712%2Fob_05ff28_actunautique-le-1ere-web-tv-francophon.png)
/image%2F1044945%2F20260712%2Fob_c124bc_actunautique-toute-l-actualite-l-econo.png)
/image%2F1044945%2F20260712%2Fob_b19c5c_actunautique-toutes-les-nouveautes-ba.png)
/image%2F1044945%2F20260712%2Fob_5b4f86_actunautique-base-de-documentation-pou.png)
/image%2F1044945%2F20260712%2Fob_48581d_actunautique-base-de-documentation-tec.png)
/image%2F1044945%2F20260712%2Fob_bccf09_actunautique-base-de-documentation-sur.png)
/image%2F1044945%2F20260712%2Fob_691756_actunautique-le-magazine-de-la-peche-e.png)
/image%2F1044945%2F20260712%2Fob_23e211_actunautique-l-index-des-marques-et-co.png)
/image%2F1044945%2F20260624%2Fob_786e6d_chatgpt-image-24-juin-2026-10-55-58.png)
/image%2F1044945%2F20260811%2Fob_1c5128_incendie-temo-vannes.jpg)