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Le Boat. Le Boat : 65 bateaux vendus en 2026, une année record qui confirme la dynamique du tourisme fluvial

Publié le 13 octobre 2026 Par ActuNautique Magazine

Alors que le marché du nautisme traverse une période économique difficile, Le Boat affiche des résultats commerciaux particulièrement solides. Le spécialiste de la location de bateaux fluviaux sans permis et de la gestion-location annonce 65 ventes de bateaux en 2026, un record pour son équipe commerciale. À l'occasion de la Flottille des propriétaires, organisée cette année sur le canal du Nivernais, ActuNautique a rencontré Frédéric Molina, responsable des ventes chez Le Boat. L'occasion de dresser le bilan de la saison, de comprendre les ressorts de ce succès et de découvrir les projets de développement de l'entreprise pour 2027.

Le Boat réalise sa meilleure année commerciale avec 65 bateaux vendus

C'est dans un cadre assez éloigné de l'agitation des grands salons nautiques que nous retrouvons Frédéric Molina. Nous sommes sur le canal du Nivernais, à bord d'un Élégance de 13 mètres, un bateau fluvial doté de trois cabines doubles, d'un vaste salon arrière et d'un poste de pilotage surélevé.

Autour de nous, les paysages verdoyants du Nivernais et le rythme tranquille de la navigation intérieure. Un environnement qui contraste avec la situation plus tendue que connaît actuellement une partie de l'industrie nautique.

Pourtant, chez Le Boat, les résultats commerciaux de 2026 sont particulièrement encourageants.

« Ça a été la plus belle année en termes de vente de bateaux », annonce Frédéric Molina.

Le bilan est précis : environ 35 bateaux neufs vendus dans le cadre de programmes de gestion-location et 30 bateaux d'occasion cédés à des particuliers, soit un total de 65 unités.

Un record pour l'équipe commerciale de Le Boat, qui intervient sur deux marchés complémentaires : l'acquisition de bateaux neufs destinés à intégrer la flotte de location et la commercialisation de bateaux d'occasion sortant de cette même flotte.

Ces résultats ne représentent pas l'ensemble de l'activité du groupe, dont le métier historique demeure la location de bateaux fluviaux. Ils témoignent néanmoins de la vitalité d'un modèle économique qui semble répondre aux attentes d'une clientèle particulière.

La gestion-location fluviale, un modèle qui séduit les propriétaires

Pour comprendre ce succès, il faut revenir sur le fonctionnement de la gestion-location, un dispositif bien connu dans la plaisance maritime, notamment chez les opérateurs de location de voiliers et de catamarans.

Le principe est relativement simple : un particulier achète un bateau, puis le confie à un opérateur professionnel qui l'intègre dans sa flotte de location.

En contrepartie, le propriétaire bénéficie de revenus locatifs et de possibilités d'utilisation du bateau, dans les conditions définies par son contrat.

Chez Le Boat, cette formule présente une particularité importante : elle permet également de profiter du réseau international de l'entreprise.

Un propriétaire dont le bateau est basé en Bourgogne ou sur le canal du Midi peut ainsi envisager des vacances sur d'autres voies navigables, en France comme à l'étranger, en utilisant un bateau équivalent mis à disposition dans le cadre du programme.

« C'est pouvoir profiter du même bateau que le sien », résume Frédéric Molina.

Le réseau Le Boat représente aujourd'hui environ 900 bateaux répartis dans neuf pays, dont huit pays européens et le Canada.

Bretagne, Alsace, Bourgogne, Irlande, Écosse ou Canada : cette diversité de destinations constitue un argument important pour les plaisanciers qui souhaitent multiplier les expériences de navigation sans rester attachés à un seul bassin.

Selon Frédéric Molina, Le Boat compte actuellement environ 180 propriétaires de bateaux en gestion-location, essentiellement implantés en France.

Acheter un bateau sans supporter seul toutes les contraintes de propriété

La gestion-location répond également à une difficulté bien connue des propriétaires de bateaux : les contraintes associées à leur exploitation.

Place de port, entretien, assurance, frais de navigation, préparation du bateau et gestion opérationnelle peuvent représenter un budget conséquent, auquel s'ajoute le temps nécessaire pour organiser ces différentes prestations.

Dans le cadre de ses programmes, Le Boat indique prendre en charge les principaux coûts opérationnels liés à l'exploitation locative.

Le propriétaire peut ainsi se concentrer sur les périodes pendant lesquelles il souhaite naviguer, tout en bénéficiant de l'organisation mise en place par l'entreprise.

Il convient naturellement de distinguer cette formule d'un achat traditionnel. Les conditions de rémunération, les périodes d'utilisation, les engagements contractuels et les modalités de sortie du programme doivent être étudiés avant tout investissement.

La gestion-location n'efface pas les enjeux économiques de la propriété d'un bateau. Elle propose une autre manière de les organiser.

Pour Frédéric Molina, de nombreux propriétaires découvrent d'ailleurs ce modèle après avoir commencé par louer un bateau fluvial.

Une première expérience, puis une deuxième, parfois une troisième, avant de considérer l'acquisition d'une unité.

Cette progression traduit un parcours client intéressant : la location devient une porte d'entrée vers la propriété.

Delphia et le Groupe Beneteau au cœur de l'offre de bateaux neufs

Le développement commercial de Le Boat repose notamment sur son partenariat industriel avec Delphia, marque appartenant au Groupe Beneteau.

Le constructeur fournit les bateaux de la gamme Horizon, ainsi que le nouveau Liberty, présenté notamment au salon nautique de Paris et à Saint-Jean-de-Losne.

La gamme Horizon a contribué à renouveler l'image du bateau fluvial habitable, avec des unités conçues pour accueillir de deux à cinq cabines doubles et des longueurs allant approximativement de 11 à 15 mètres.

Ces bateaux cherchent à répondre à une demande de confort, de convivialité et de facilité d'utilisation.

Le Liberty s'inscrit dans cette continuité.

« On n'a pas réinventé la roue », reconnaît Frédéric Molina, qui présente le nouveau modèle comme une évolution plus moderne et mieux équipée d'une formule ayant déjà rencontré son public.

L'enjeu est double : proposer aux vacanciers des bateaux adaptés à leurs attentes, tout en offrant aux investisseurs des unités susceptibles de trouver leur place dans une flotte de location.

Ce lien entre conception industrielle, exploitation locative et commercialisation constitue l'une des particularités du modèle Le Boat.

Le Boat confirme une commande de 20 bateaux neufs pour 2027

La dynamique de 2026 se prolonge déjà dans les décisions prises pour l'année suivante.

Frédéric Molina annonce ainsi la confirmation d'une commande de 20 bateaux neufs auprès de Delphia pour 2027.

Une décision qui témoigne de la volonté de poursuivre le renouvellement et le développement de la flotte.

Dans un contexte où plusieurs constructeurs nautiques doivent adapter leurs cadences de production à une demande plus hésitante, cette commande représente également une activité industrielle pour le chantier fournisseur.

Le Boat entend parallèlement renforcer la commercialisation de ses bateaux d'occasion.

L'entreprise évoque un volume d'une cinquantaine de bateaux destinés à la vente, avec une organisation commerciale repensée pour faciliter les visites et les essais.

Saint-Gilles : un deuxième pôle de vente de bateaux fluviaux d'occasion

Jusqu'à présent, Saint-Jean-de-Losne, en Côte-d'Or, constituait l'un des principaux points de rencontre entre Le Boat et les acheteurs de bateaux d'occasion.

Située au cœur d'un important réseau de voies navigables, cette commune est depuis longtemps un lieu incontournable de la plaisance fluviale française.

Pour accompagner le développement de son activité, Le Boat annonce l'ouverture d'un deuxième pôle de vente à Saint-Gilles, dans le Gard, à proximité de Nîmes.

Ce nouvel espace doit notamment permettre de regrouper les bateaux proposés à la vente dans le sud de la France.

Un quai sera dédié à cette activité, avec un commercial chargé d'accueillir les visiteurs, de présenter les différentes unités et d'organiser les essais.

L'objectif est de proposer une offre plus lisible, avec plusieurs modèles disponibles au même endroit, et éventuellement plusieurs exemplaires d'un même bateau.

Une organisation qui rapproche la commercialisation des bateaux fluviaux d'occasion de celle d'une concession automobile, où les clients peuvent comparer directement les produits avant de prendre leur décision.

Pour les acheteurs, cette évolution pourrait simplifier considérablement les démarches, en évitant de multiplier les déplacements entre différentes bases de location.

Une présence renforcée sur les salons nautiques

Cette stratégie commerciale s'accompagne d'une présence sur plusieurs rendez-vous nautiques.

Le Boat annonce notamment sa première participation au salon du Cap d'Agde, à l'automne 2026.

L'entreprise souhaitait initialement y présenter deux bateaux, un Liberty neuf et un Continental d'occasion. Mais les contraintes liées à la navigation maritime d'unités conçues pour une exploitation fluviale n'ont pas permis de concrétiser ce projet.

Les bateaux concernés étant destinés à une utilisation en catégorie de conception D, leur acheminement par une portion maritime nécessitait des conditions particulières.

Le Boat disposera néanmoins d'un stand sur le salon et proposera des visites de bateaux à sa base de Portiragnes, située à une dizaine de minutes d'Agde en voiture.

L'entreprise confirme également son retour au salon nautique de Paris, au Bourget, avec le Liberty et son équipe commerciale.

Sur le canal du Nivernais, la Flottille des propriétaires cultive l'esprit de communauté

Au-delà des chiffres et des perspectives commerciales, notre rencontre avec Frédéric Molina se déroule à l'occasion d'un événement qui illustre une autre dimension de l'activité Le Boat.

Chaque fin de saison, l'entreprise organise une Flottille réunissant ses propriétaires en gestion-location.

Pendant trois ou quatre jours, ceux-ci naviguent ensemble sur une destination différente chaque année.

En 2026, c'est le canal du Nivernais qui a été retenu.

Le programme alterne deux à trois heures de navigation quotidienne, visites culturelles, découvertes gastronomiques et moments de convivialité.

Lors de notre entretien, les propriétaires participaient ainsi à une visite de Nevers, avant de se retrouver pour un dîner commun.

Ces rencontres permettent aux participants de partager leurs expériences, mais aussi d'entretenir une relation avec l'entreprise qui dépasse la simple dimension contractuelle.

Pour Le Boat, elles contribuent à fidéliser une clientèle dont l'engagement repose autant sur le plaisir de naviguer que sur la qualité du service proposé.

Le tourisme fluvial, une autre manière d'aborder la plaisance

Reste une question essentielle : pourquoi choisir les canaux plutôt que la mer ?

Frédéric Molina rappelle que la navigation fluviale offre une expérience très différente, sans être nécessairement moins intéressante.

Chaque virage peut révéler un village, un château, un ouvrage d'art ou un paysage inattendu. Les écluses, les ponts et les manœuvres rythment les journées.

La navigation s'effectue généralement à faible vitesse, souvent autour de 8 à 10 km/h, dans un environnement où les contraintes météorologiques sont différentes de celles rencontrées en mer.

Sur les voies navigables et avec les bateaux adaptés, il est également possible de découvrir cette pratique sans permis, après une initiation.

Une accessibilité qui permet d'attirer des familles et des vacanciers n'ayant jamais envisagé auparavant de passer leurs vacances à bord d'un bateau.

Pour Frédéric Molina, cette découverte constitue souvent le point de départ d'une passion durable.

Et parfois, quelques années plus tard, d'un projet d'acquisition.

Un marché fluvial qui démontre sa capacité à séduire

Avec 65 bateaux vendus en 2026, une commande de 20 unités neuves pour 2027 et l'ouverture annoncée d'un deuxième pôle de commercialisation de bateaux d'occasion, Le Boat affiche une dynamique qui mérite l'attention.

Ces résultats ne suffisent pas, à eux seuls, à établir la santé de l'ensemble du marché fluvial européen. Ils illustrent toutefois la capacité d'un opérateur à développer ses ventes en associant construction nautique, location touristique, gestion de flotte et accompagnement des propriétaires.

C'est peut-être là que réside l'une des clés de ce succès : Le Boat ne commercialise pas uniquement des bateaux, mais une formule permettant d'accéder à la propriété tout en conservant la liberté de découvrir de nombreuses destinations.

Sur le canal du Nivernais, où le temps semble s'écouler au rythme des écluses, cette proposition prend tout son sens.

Et pour ActuNautique, ce premier rendez-vous avec Frédéric Molina ouvre une série de reportages consacrés à la navigation sur l'un des plus beaux canaux de France.

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