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Transat Jacques Vabre 2023 - Avant Course Sébastien Rogues et JB. Gellée, Ocean Fifty Primonial

Dans une semaine, le départ de la Transat Jacques Vabre aura été donné du Havre, direction La Martinique. Courses et Régates, l'émission de la course au large d'ActuNautique Yachting Art a rencontré les deux co-skippers de Primonial, Sébastien Rogues et Jean-Baptiste Gellée.

C’est avec un bateau tout neuf de dernière génération, le Primonial, que Sébastien Rogues et Jean-Baptiste Gellée s’élanceront pour cette Transat Jacques Vabre en Ocean Fifty dès dimanche. 

Ce nouvel arrivant dans la flotte, conçu par l’architecte naval Romaric Neyhousser, est bien différent de leur précédent bateau, comme l’explique Sébastien : « Un bateau beaucoup plus raide. On le voit, rien que dans le cockpit qui est beaucoup plus protégé. […] Avec JB, qui a géré la construction du bateau, on a intégré tout ce qu’on avait appris depuis quatre ans en Ocean Fifty. »

Si ce nouveau bateau a été conçu en pensant d’abord à l’aérodynamisme, Sébastien Rogues reste persuadé que les anciens navires de la classe Ocean Fifty restent tout aussi performants, voire plus rapides que les nouveaux : l’avait démontrée sa victoire de la Transat Jacques Vabre 2021 à bord du précédent Primonial, l’ancien navire d’Armel Tripon.

« Néanmoins tout ça ne permet pas de mal naviguer et de gagner des courses. Si on navigue mal, on ne gagne pas. » ajoute-t-il.

Le navire reste très ergonomique pour les manœuvres selon Jean-Baptiste Gellée. Puisqu’il est conçu de manière à avoir suffisamment de place pour ne pas se marcher dessus, tout en conservant une casquette aérodynamique.

Un espace qui sera sans doute bien apprécié par le binôme qui va devoir cohabiter de la manière la plus efficace possible sur 5 800 milles nautiques sans jamais oublier que les nombreuses routes obligatoires de cette Transat Jacques Vabre les forcent à être plus fins dans leur stratégie de navigation.

« On ne part pas pour une petite promenade de santé. » précise Sébastien.

Heureusement, les deux navigateurs s’entendent bien et ont déjà navigué ensemble.

Puisqu’un imprévu peut toujours arriver, les deux skippers partent en se sachant capables de réparer à peu près n’importe quoi sur le bateau. Mais avant tout, il leur faudra rester vigilant durant cette traversée de l’Atlantique qui mettra à l’épreuve le nouveau Primonial.

« On part avec un bateau qui est quand même relativement neuf. […] Il faut rester vigilant avec la manière dont on va faire naviguer le bateau pour que nous, on ne se mette pas trop en difficulté et qu’on ne tire pas trop sur le bateau, qu’on ne le fatigue pas trop vite. » explique Jean-Baptiste.

En partant pour une traversée aussi longue, les deux hommes sont conscients qu’il leur faudra d’abord prendre le temps de se remettre « dans la peau du marin, que ce soit toi, ton oreille interne, ton estomac… » explique Sébastien. La première journée et première nuit seront décisives, néanmoins ils sont confiants. Leur facilité à communiquer devrait leur permettre d’adapter leur rythme afin que leur performance n’en pâtisse jamais.

« Ces bateaux-là sont dangereux, on sait qu’on part pour un exercice un peu particulier. […] Mais on gagne avec deux humains à bord d’une machine en composites. Et c’est ces deux humains qui vont faire la différence. Notre aventure elle est humaine en fait. » déclare Sébastien.

D’autre part, le routage étant autorisé pour la Transat Jacques Vabre, il permettra aux navigateurs de suivre en direct les classements, et de voir comment évoluent les match de leurs concurrents et amis. Il s’agira également de faire confiance à leur cellule de routage comme l’explique Sébastien : « On passe plus de temps à essayer d’aller le plus vite possible à l’endroit qu’ils nous indiquent, plus qu’à vérifier de nous-même s’ils ont raison ou tort sur là où ils veulent nous envoyer. »

Il s’agit donc de trouver le bon équilibre, et les skippers l’ont bien compris.

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