ActuNautique.com
ActuNautique.com
  • Semi-rigides
  • Bateau à moteur
  • Yachting
  • Voiliers
  • Courses
  • Multicoques
  • Fluvial

Défense - Marine Nationale. Le triste état de la Royal Navy

Publié le 5 février 2024 , mis à jour le 5 février 2024 Par François Meyer Actunautique.com
La flotte britannique souffre de tous ses membres et accumule les incidents qui mettent en lumière l'état de cette institution que fut, outre-manche, la Royal Navy.
Dernier incident en date, un porte-hélicoptères qui souffre de corrosion et ne peut prendre la mer...
Le triste état de la Royal Navy

Après avoir été l'objet d'espionnage dans les rangs de ses sous-traitants dans la construction de sous-marins (mais quel pays européen n'en fait pas les frais), la Royal Navy est à nouveau sous les feux des projecteurs.

La célèbre institution qui permis la naissance et l'hégémonie de l'empire britannique, qui fit sa richesse et sa puissance, ne serait plus capable d'infliger un nouveau Trafalgar, Aboukir ou Mers-el-Kébir à qui que ce soit...

Le HMS Queen Elizabeth, un porte-aéronefs de dernière génération, lancé en 2017, n'a pas passé une inspection de routine. Un de ces arbres d'hélice possédait des traces de corrosion. Les arbres en question, d'une telle longueur qu'ils sont usinés en trois parties et sont assemblés dans des paliers. C'est un des paliers qui présente une faiblesse mettant hors-jeu le HMS Queen Elizabeth, ses 1450 marins et 24 hélicoptères (ses 36 F35 à décollage vertical n'ont pas encore été livrés.).

Le bâtiment a été remplacé, au pied levé, par son sister-ship, HMS Prince of Wales, pour participer aux manœuvres OTAN au large des côtes arctiques de la Norvège.

Cet incident intervient après une petite annonce parue par le MoD (Ministry of Defence) par laquelle l'organisme cherchait à recruter son chef des opérations sous-marines, (commandement des sous-marins nucléaires lanceurs d'engins compris) qui avait soulevé une vague de honte mêlée à de l'interrogation dans tout le Royaume-Uni.

La Royal Navy a beaucoup de mal à recruter et elle a récemment sorti du service actif deux bâtiments de haute mer récents (10 ans d'âge), faute de second équipage...

Il va sans dire que les problèmes de personnel doivent également toucher le personnel de conception et de suivi de travaux, ce qui est peut-être à l'origine des tracas du HMS Queen Elizabeth.

À moins qu'il s'agisse d'une histoire d'enveloppe financière, le porte-aéronef s'apprêtant à recevoir une flottille de chasseurs bombardiers F35 B américains dont le coût dépasse celui du bâtiment porteur ! Le prix unitaire de ces avions a été multiplié par 5 en tenant compte de l'inflation, par rapport aux Hawker Harrier qui équipaient les précédents navires de la Royal Navy...

Partager cet article

Partager cet article
Newsletter
ActuNautique.com
ActuNautique.com

l'Actu Nautique bateaux, nautisme, plaisance, Mer et Fluvial
Voir le profil de ActuNautique Magazine sur le portail Overblog

Suivez-moi

Articles liés

Gican. Réindustrialiser par la mer : le pari gagnant de l’industrie navale française

Musée National de la Marine. FNRS III : Sauvons le pionnier des abysses, une icône toulonnaise en péril

Marine Nationale. Succès populaire à Toulon : Le Conservatoire des uniformes de la Marine a fait vibrer l'esprit d'équipage

France. Commandes militaires : un levier stratégique pour la filière navale et les territoires français

Fonderie Atlantique Industrie. La Fonderie Atlantique Industrie se dirige vers une fermeture, un maillon industriel en moins pour la filière navale

Défense - Marine Nationale. Chaîne sémaphorique de Méditerranée : un dispositif clé de surveillance en 2025

Copyright - Editions Stim Paris - 32-34 avenue Kléber - 75116 Paris - France - 2011-2026 -  Hébergé par Overblog

  • Voir le profil de ActuNautique Magazine sur le portail Overblog
  • Top articles
  • Contact
  • Signaler un abus
  • C.G.U.
  • Cookies et données personnelles
  • Préférences cookies