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Paris Nautic Show 2026 - 6 questions à Guillaume Verbrugghe, DG de M2 Organisation

Nautisme et yachting - Après une édition de relance réussie au Bourget, le Paris Nautic Show prépare son édition 2026 avec des ambitions renforcées. Nommé directeur général de M2 Organisation en janvier dernier, Guillaume Verbrugghe évoque les orientations stratégiques du salon : consolider sa dimension de place de marché, structurer davantage les échanges professionnels et accompagner les évolutions du nautisme.

Paris Nautic Show 2026 - 6 questions à Guillaume Verbrugghe, DG de M2 Organisation
Paris Nautic Show 2026 - 6 questions à Guillaume Verbrugghe, DG de M2 Organisation

Guillaume Verbrugghe, vous avez récemment pris la direction générale de M2 Organisation après avoir été directeur commercial du salon. Comment analysez-vous cette première édition relancée ?

Cette édition a constitué une étape déterminante pour le salon. Le retour au Bourget représentait un choix stratégique important, et les résultats ont confirmé la pertinence de cette décision. Nous avons observé une fréquentation solide, une activité commerciale dynamique et surtout plusieurs ventes concrétisées directement sur place.

Cela confirme également le rôle central du Bassin parisien pour le nautisme. Plus d’un tiers des pratiquants se trouvent en Île-de-France. C’est un marché majeur et structurant pour l’ensemble de la filière.

Quelles sont vos priorités pour l’édition 2026 ?

Notre ambition est de positionner le salon comme une vitrine du nautisme en pleine évolution.

Nous voulons mettre en avant l’innovation, les transitions environnementales, l’émergence de nouveaux usages et les différentes formes de navigation qui apparaissent aujourd’hui. Le secteur connaît des transformations rapides, et le salon doit refléter ces dynamiques.

Nous travaillons également à une montée en puissance progressive et à une ouverture plus internationale. Le site du Bourget nous offre des atouts importants : capacité d’accueil pour des unités de grande taille, organisation logistique adaptée et accessibilité.

Le salon est-il en train de faire évoluer son positionnement ?

Oui, son positionnement se précise.

Nous souhaitons notamment renforcer la dimension BtoB de l’événement. Le salon doit pleinement assumer son rôle de place de marché. Dans cette perspective, nous allons structurer davantage les moments dédiés aux professionnels : temps d’échanges, rencontres sectorielles et développement de partenariats.

Nous souhaitons également redonner une visibilité forte aux activités de glisse et aux pratiques nautiques de plein air.

Ces disciplines connaissent aujourd’hui un véritable engouement et contribuent largement à la vitalité du secteur.

Par ailleurs, le travail autour des destinations et des nouvelles façons de naviguer prend de l’ampleur. Le plaisancier d’aujourd’hui souhaite se projeter, imaginer ses futures navigations et découvrir de nouvelles expériences.

Quelle relation entretenez-vous avec l’univers de la course au large ?

La course au large occupe une place importante dans la culture nautique française. Elle joue un rôle majeur dans les progrès techniques et technologiques de la filière.

C’est un véritable laboratoire d’innovation : matériaux, performance, solutions énergétiques… Les avancées développées dans le cadre de la compétition irriguent ensuite l’ensemble du secteur nautique.

Nous continuons donc à entretenir des liens étroits avec les organisateurs de grandes courses et avec les acteurs impliqués dans cet univers.

Quelle importance accordez-vous à l’expérience proposée aux visiteurs ?

Elle est aujourd’hui fondamentale.

Un salon ne peut plus se limiter à une simple exposition de produits. Il doit offrir une expérience immersive. Nous travaillons donc à enrichir le parcours des visiteurs : mise en scène des espaces, contenus éditoriaux, rencontres avec les acteurs du secteur, découverte des innovations et mise en avant des destinations.

L’objectif est double : susciter l’envie et générer de l’activité commerciale. Les deux dimensions sont complémentaires.

Que souhaitez-vous dire aux entreprises du secteur qui hésitent encore à participer ?

La première édition organisée au Bourget a démontré le potentiel économique du salon. L’édition 2026 doit permettre de consolider et d’amplifier cette dynamique.

Nous encourageons les acteurs de la filière à s’inscrire dès maintenant dans cette construction. Les premières réservations bénéficient de conditions particulièrement attractives, et s’engager tôt permet d’optimiser sa visibilité ainsi que sa stratégie commerciale.

Nous avançons avec conviction. Le nautisme se transforme et le salon évolue avec lui. Nous invitons l’ensemble de la filière à prendre part à cette nouvelle étape.

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