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META - pourquoi Jean-Luc Domas a repris le célèbre chantier de Tarare

Présent lors du salon fluvial de Saint-Jean-de-Losne, le chantier Meta ouvre un nouveau chapitre de son histoire, mis en lumière dans l’émission Eco Yachting de Actunautique. À sa tête, Jean-Luc Domas porte une relance à la fois pragmatique et ambitieuse, dans un contexte où le secteur nautique reste marqué par de fortes tensions économiques.

La situation du chantier Meta illustre les fragilités auxquelles sont confrontées les entreprises industrielles du nautisme. En 2024, l’entreprise remporte un contrat majeur auprès de Île-de-France Mobilités pour la construction de deux catamarans destinés au transport de passagers. Un marché significatif, mais dont l’acompte prévu ne sera jamais versé, en raison de blocages administratifs intervenus dans un contexte institutionnel particulier. Privée de trésorerie, malgré un carnet de commandes actif, l’entreprise se retrouve en cessation de paiement en 2025. Merci Ile de France Mobilites...

Déjà impliqué dans l’accompagnement du chantier aux côtés de Philippe Rabets, Jean-Luc Domas participe dans un premier temps à la recherche de solutions de reprise. Plusieurs acteurs du secteur manifestent un intérêt pour la marque et son savoir-faire, sans toutefois s’engager dans une reprise effective. Lors de la mise en vente aux enchères, il est finalement le seul candidat à se positionner, reprenant ainsi l’ensemble des actifs du chantier.

Cette reprise ne s’inscrit pas dans une logique de rupture, mais dans une volonté de continuité maîtrisée. L’objectif est de capitaliser sur les compétences historiques du chantier naval Meta tout en adaptant son positionnement aux évolutions du marché. Trois axes structurent ainsi le projet de relance.

Le premier repose sur les voiliers de grand voyage, cœur historique du chantier. Meta conserve une légitimité forte sur ce segment, avec des unités robustes et conçues pour la navigation hauturière, dans la tradition des voiliers d’expédition qui ont fait sa réputation.

Le deuxième axe concerne les bateaux professionnels, qu’il s’agisse d’unités destinées au transport de passagers, aux missions de service public ou aux activités scientifiques. Le chantier a notamment démontré son savoir-faire dans ce domaine à travers des réalisations pour INRAE, confirmant sa capacité à répondre à des cahiers des charges techniques exigeants.

Le troisième axe, aujourd’hui au cœur de la stratégie, concerne le développement du fluvial. Ce positionnement répond à une évolution des usages, marquée par une demande croissante pour des solutions de navigation plus accessibles, plus silencieuses et moins impactantes sur l’environnement. La présence de Meta au salon de Saint-Jean-de-Losne marque une étape importante dans ce développement. Le chantier y présente une évolution de son concept, avec un projet de montée en gamme. L’objectif est de proposer une version plus premium de ces unités fluviales, capable de répondre à des usages élargis, notamment dans le cadre d’événements professionnels, de réunions ou d’activités de représentation.

Ce futur modèle, conçu en aluminium et dont la longueur resterait inférieure à 15 mètres afin de maîtriser les contraintes réglementaires, vise à associer confort, modularité et performance énergétique. Il s’adresse à une clientèle plus large, incluant entreprises, opérateurs touristiques et acteurs de la communication, à la recherche de supports originaux et cohérents avec une démarche écoresponsable.

Au-delà des choix stratégiques, la relance de Meta s’inscrit également dans une continuité historique. Le chantier reste étroitement lié à l’héritage porté par Joseph Fricot, figure emblématique qui a contribué à forger son identité à travers des décennies d’innovation, d’abord dans l’acier, puis dans l’aluminium. Cette filiation technique et culturelle constitue un socle sur lequel s’appuie la nouvelle direction.

La démarche engagée par Jean-Luc Domas consiste ainsi à prolonger cette histoire en l’adaptant aux réalités contemporaines. Elle repose sur une approche progressive, attentive aux équilibres économiques, mais aussi ouverte aux évolutions des usages et des attentes des clients.

DROIT DE REPONSE 

La société Bateaux pour la Planète tient à apporter les précisions suivantes concernant le concept Phoebus.

Contrairement à certaines informations relayées, Bateaux pour la Planète est l’unique propriétaire du concept et de la marque Phoebus. La société précise qu’elle ne collabore plus avec Metachantier depuis la liquidation judiciaire de cette dernière, qui intervenait uniquement en tant que sous-traitant et ne détient aucun droit de propriété sur ce concept.

Par ailleurs, la société indique n’avoir jamais envisagé de collaboration avec Jean-Louis Domas.

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