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CNB 62 - visite privée BateauScopie de 22 minutes du remplaçant du Bordeaux 60

Au Cap d’Agde, BateauScopie, l’émission du magazine en ligne et de la chaîne d’information Actunautique Yachting Art, a consacré une visite privée au CNB 62, nouveau voilier de grande croisière présenté après Cannes et désormais exposé chez CNB France. Conçu pour succéder au CNB Bordeaux 60, best-seller de la marque, ce modèle reprend les codes récents de la gamme : carène au bouchain marqué, cockpit réorganisé et manœuvres pensées pour une navigation en équipage réduit. La visite, menée avec Valentin Pereyre, met en avant un ensemble d’évolutions concrètes : postes de barre avancés, arche et ergonomie revues pour la sécurité, garage à annexe motorisé, et un aménagement deck saloon qui revendique la vue sur l’eau depuis le carré. Le prix d’entrée est annoncé autour de 1,7 M€ HT, avec une configuration aboutie proche de 2,5 M€.

Dans cette émission de BateauScopie, tournée au Cap d’Agde chez CNB France, Actunautique Yachting Art propose une immersion à bord du CNB 62, un voilier qui prend la suite du CNB Bordeaux 60. Pour le chantier, l’enjeu est clair : remplacer un modèle emblématique, diffusé à plus d’une cinquantaine d’unités, sans se contenter d’un simple lifting. La visite, commentée par Valentin Pereyre, insiste sur une démarche de conception nourrie par les retours d’expérience des propriétaires, avec une volonté d’actualiser la silhouette, l’ergonomie et les volumes.

Le CNB 62 s’inscrit d’abord dans une continuité stylistique. Son dessin extérieur, signé Philippe Briand, adopte une “coupe” déjà vue sur les 66, 76 et 78. Le trait se caractérise par un bouchain marqué et des angles plus vifs, assumant une identité plus sportive. Ce choix sert autant l’esthétique que la fonction : il améliore la stabilité à la gîte et contribue à dégager davantage de volume dans la coque. Le bateau affiche une longueur annoncée à 19,48 m pour 5,33 m de largeur, avec une architecture pensée pour conjuguer grand confort et comportement marin cohérent.

À l’arrière, le CNB 62 se distingue par une évolution majeure de l’ergonomie du cockpit : les postes de barre avancés. Là où la génération précédente plaçait davantage le barreur en arrière, l’objectif est désormais de mieux protéger la conduite et de renforcer l’usage “propriétaire”, notamment en navigation à deux. Cette avancée permet aussi d’organiser autrement le plan de pont : une arche a été conçue pour repositionner certains éléments de manœuvre, notamment afin d’éviter, selon les retours cités, des situations jugées moins sécurisantes sur le Bordeaux 60. L’ensemble vise une conduite plus simple, avec des manœuvres regroupées et une circulation plus dégagée.

L’autre point très visible se trouve au niveau de la jupe : le CNB 62 intègre un garage à annexe dimensionné pour accueillir une Williams d’environ 2,90 m, stockée longitudinalement et annoncée “gonflée”. Le système de mise à l’eau a été revu : rails, rouleaux, treuil et commande à distance doivent permettre à une seule personne de gérer la manœuvre, y compris pour une annexe dépassant les 300 kg. La plateforme de bain reçoit aussi des améliorations pratiques, avec une échelle intégrée et des solutions de manipulation des équipements de loisirs. À cela s’ajoute une passerelle hydraulique télescopique, dont l’intégration esthétique a été travaillée, y compris dans le traitement de la ventilation moteur, afin de conserver une symétrie de poupe.

Au poste de barre, l’émission détaille une logique de pilotage “tout à l’arrière”, particulièrement adaptée à un programme de croisière hauturière en équipage réduit. Le bateau présenté est équipé d’un mât enrouleur, ce qui permet de sortir la grand-voile “au bouton”. L’électronique est décrite comme homogénéisée autour de l’instrumentation B&G, avec commandes d’enrouleurs électriques, pilote automatique, propulseurs rétractables et réglages hydrauliques (pataras, bastaque/étai selon configuration). L’idée, expliquée à l’écran, est de préserver le “plaisir de barre” tout en limitant les déplacements sur le pont.

Sur la partie technique, la motorisation annoncée reprend une formule connue : un Volvo D4 de 180 ch, déjà utilisé sur le Bordeaux 60 et décliné sur d’autres CNB. La cale moteur est décrite comme organisée autour d’une ligne d’arbre, d’un générateur Onan, d’une climatisation pouvant fonctionner en mode silencieux via batteries lithium et convertisseur, ainsi que d’un dessalinisateur proche de 200 l/h. Les capacités annoncées atteignent 1 000 litres de gasoil et 800 litres d’eau, cohérentes avec un programme de voyage.

À l’intérieur, la visite bascule sur l’architecture deck saloon, pensée pour maintenir la vue sur l’eau à hauteur d’yeux depuis le carré, grâce à un salon “relevé” et des masses centrées bas. Le bois présenté (noyer) s’inscrit dans une offre de finitions personnalisables, au même titre que la sellerie ou les plans de travail. La configuration illustre un semi-custom poussé : table à cartes “réelle”, cuisine équipée (frigo, congélateur, cave à vin, lave-linge, sèche-linge, lave-vaisselle) et solutions de modularité, comme une table amovible intégrant un siège escamotable.

Enfin, l’émission insiste sur l’évolution des cabines. À l’avant, la suite propriétaire adopte un lit îlot rectangulaire, conçu pour éliminer l’effet de couchage contraint. Le rangement est développé, avec de grands dressings, stockage sous le lit et options de mobilier modulable. À l’arrière, les cabines invités gagnent en hauteur et en confort, avec deux salles d’eau et une volonté affichée d’offrir une expérience comparable à celle du propriétaire.

Sur le plan commercial, Valentin Pereyre évoque un accueil jugé supérieur aux anticipations pour un modèle chargé de succéder à un best-seller. Le prix de départ est annoncé autour de 1,7 million d’euros HT, tandis qu’un bateau “bien équipé” se situe vers 2,5 millions d’euros, les options de gréement et de peinture pesant fortement dans l’addition. Les délais sont donnés à environ un an selon les créneaux de production, dans un contexte où les “slots” se réservent à l’avance.

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