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Cap-Martinique 2026 : la flotte retrouve son rythme après des débuts soutenus

Après plusieurs jours marqués par une météo exigeante, les concurrents de la Cap-Martinique 2026 naviguent désormais dans des conditions plus régulières. Le front annoncé avant le départ a bien traversé la zone de course, générant un vent soutenu et une mer parfois difficile, mais sans dépasser les scénarios anticipés par l’organisation et la cellule météo. Cette première phase intense appartient désormais au passé, permettant aux marins d’entrer pleinement dans leur traversée de l’Atlantique.

Cap-Martinique 2026 : la flotte retrouve son rythme après des débuts soutenus

Le passage du point stratégique situé au large de l’estuaire de la Gironde, baptisé “BXA”, a marqué une étape importante dans la course. Tous les équipages encore engagés ont franchi ce waypoint, mis en place dans le cadre du parcours modifié afin de sécuriser la descente du golfe de Gascogne avant de rejoindre le cap Finisterre.

Comme souvent lors des premiers jours en mer, plusieurs concurrents ont dû composer avec des problèmes techniques ou des incidents de navigation. Le premier abandon officiel de cette édition concerne Arnaud Bracq (Pharmacie Humanitaire Internationale), qui a choisi de rallier La Rochelle après une avarie technique rencontrée sur son Sun Fast 3600. De son côté, Pascal Coret (CDC Développement Solidaire) fait route vers Bilbao afin de remplacer sa girouette-anémomètre, indispensable au pilotage automatique en mode vent. Il espère reprendre la course rapidement une fois les réparations effectuées.

D’autres incidents, plus mineurs, sont venus perturber la progression de certains skippers. Plusieurs bateaux ont notamment perdu leur perche IOR dans les conditions soutenues rencontrées ces derniers jours. À l’avant de la flotte, Jean-Pierre Kelbert (Persaivert) a également vu sa progression ralentie après avoir accroché un filet de pêche, l’obligeant à manœuvrer longuement pour dégager son bateau.

Sur le plan sportif, les écarts restent relativement contenus. L’arrivée des premiers concurrents dans une zone de vent plus faible provoque un resserrement progressif de la flotte, relançant les stratégies. Les bateaux les plus récents confirment néanmoins leur potentiel dans ces conditions variées.

En double, Sam Manuard et Erwan Le Méné (Guérir en mer) figurent parmi les équipages les mieux placés à bord de leur Pogo RC, tandis que plusieurs JPK 10.50 restent en embuscade. En solitaire, Alex Ozon occupe actuellement les premières positions devant Jean-Pierre Kelbert et Jean-François Hamon.

Les prochains jours seront désormais tournés vers le passage du cap Finisterre et la traversée du DST, un secteur toujours sensible où les options météo et les choix de trajectoire pourraient rapidement redistribuer les cartes dans cette édition 2026 particulièrement disputée.

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