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Transat Jacques Vabre - 10 000 kms entre Le Havre et Itajai !

Transat Jacques Vabre - 10 000 kms entre Le Havre et Itajai !

Aujourd'hui, dans la chaîne d'information Courses au large & Régates d'ActuNautique - La Transat Jacques Vabre, c'est une course au large de 5 400 milles, soit près de 10 000 kms, entre le Havre à Itajaí, soit un quart de tour du monde, dont le départ est donné le dimanche 25 octobre !

Sur son parcours actuel, la Transat Jacques Vabre se présente comme la plus longue des transatlantiques en course qui n’ait jamais existée.

De la baie de Seine à celle d’Itajaí, les obstacles à franchir par les 42 bateaux participant ne manqueront pas, dont le plus fameux est le Pot au Noir, qui se caractérise par son absence de vent...

Selon la catégorie, des Ultime au Class40, la course n’aura pas la même allure, entre les premiers qui devraient mettre moins de 11 jours et les derniers environ 25 jours.

Seconde édition vers Itajai

Après Cartagena en Colombie (de 1993 à 1999), Salvador de Bahia au Brésil (de 2001 à 2007), Puerto Limón au Costa Rica (2009 et 2011), la Transat Jacques Vabre met le cap sur Itajaí au Brésil pour la deuxième fois. Une route libre de toute marque de parcours qui ouvre donc le champ stratégique. Et c’est bien ce qui fait la spécificité de l’épreuve. Car un marin n’est pas seulement celui qui tient la barre et tire sur les écoutes, il est aussi et surtout un fin tacticien, capable d’analyser la météo, choisir les meilleures trajectoires dans le seul but d’arriver le plus vite possible « de l’autre côté ».

Un parcours semé d'embûches

Les skippers ont une idée des embûches qui les attendent, ces zones dites de « transition » où la course peut se jouer. Premier point clé : la sortie de Manche avec une navigation entre la côte, les cargos et le contournement de deux DST (Dispositif de Séparation de Trafic), celui des Casquets et de Ouessant. Il leur faudra ensuite traverser le golfe de Gascogne qui, en cas de passage d’une dépression, peut secouer durement les bateaux. Le cap Finisterre demandera de faire rapidement des choix pour aborder les alizés portugais selon qu’il choisissent de longer la côte ou se décaler à l’ouest du DST cap Finisterre. Toujours cap au sud, il faudra rejoindre les alizés le plus rapidement possible.

Les premiers concurrents à accrocher ce flux d’Est régulier auront un net avantage, puisque les alizés grimpent jusqu’à 20 nœuds et plus ou moins jusqu’à la latitude de l’archipel cap-verdien. Le vent d’Est fait place à des brises aléatoires à l’approche du Pot au Noir qui peut s’étendre entre 300 à 600 milles… Cette Zone de Convergence Intertropicale peut se transformer en « pot de pus », avec des périodes sans vent et des rafales subites malmenant les bateaux et les équipages. La course sera loin d’être finie à la sortie de ce marasme !

Le casse-tête des 400 derniers milles

Jusqu’au cap Frio au nord de Rio de Janeiro, la course de vitesse reprendra ses droits, mais les 400 derniers milles jusqu’à Itajaí devraient ressembler à un véritable casse-tête météorologique, du fait de la présence de nombreuses dépressions dans l’Atlantique sud. Et c’est sans compter sur les nombreux bateaux de pêche et les filets dérivants qui peuvent faire perdre de précieux milles aux concurrents. La dernière portion du parcours ne laissera aucun répit aux coureurs. Il peut donc y avoir une très grande disparité de conditions météorologiques entre les concurrents d’une même classe et de toute façon, une grande diversité d’approche de la ligne d’arrivée selon les catégories, puisque les multicoques Ultime ne mettront qu’une dizaine de jours pour avaler les 5 400 milles du parcours quand les premiers Class40 seront encore au large du Cap-Vert…


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