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Le président de la SNSM remet son mandat en jeu pour stopper certaines dérives de l'association

amiral olivier lajous president SNSM 3 actunautique

Trois mois à peine après avoir pris la présidence de l'association nationale des sauveteurs en mer (SNSM), l'amiral Olivier Lajous demandera le 26 septembre prochain à son conseil d'administration un vote de confiance sur une stratégie et un plan d'action. 

Ce, afin de pouvoir remettre en cause certains fonctionnements qui n'ont pas lieu d'être dans cette association de bénévoles, en charge du sauvetage en mer en France.

En juin dernier, l'amiral Olivier Lajous nous confiait avoir 3 missions primordiales : la formation des sauveteurs, la centralisation des finances avec la remontée de la trésorerie des stations vers le siège, et la correction de certaines dérives, notamment dans la facturation du remorquage, le président de la SNSM rappelant que la SNSM est avant tout une association de bénévoles.

C'est justement ce dernier point qui a mis le feu aux poudres cet été, un incendie qui a éclaté dans le Var, selon notre confrère le Télégramme.

Association, la SNSM vit principalement de subventions et de dons, notamment des plaisanciers. Or ne nous leurons pas, dans bien des stations, l'essentiel des revenus affecté au fonctionnement est assuré par des opérations de remorquage payantes, de plaisanciers ou de professionnels.

Car si le le sauvetage est gratuit, le remorquage de bateaux est quant à lui payant, à des tarifs bien moindres que ceux de compagnes privées, les stations ne rémunérant pas les sauveteurs et ne facturant que les frais de carburant ainsi qu'une participation pour l'entretien des canots.

Cette situation qui empoisonne la vie de l'association depuis une dizaine d'année, tiraillée entre le bénévolat et la recherche de financements, a trouvé son apogée cet été dans le Var, quand toutes les stations SNSM du département ont menacé de fermer fin août, le Cross favorisant selon elles pour des raisons politiques, une société privée de remorquage basée au Lavandou, leur retirant de facto l'essentiel de leurs revenus. 

Une situation exacerbée par une campagne d'affichettes collées dans les ports de plaisance du département, appelant les plaisanciers à contacter directement la SNSM, sans passer par le Cross, ce qui est... illégal est dangeureux ! Selon les bénévoles de la SNSM, cette opération serait l'oeuvre d'un collectif de plaisanciers.

Il n'empêche qu'elle met en exergue une situation explosive qui doit trouver une solution.

Une solution qui se trouve peut être dans l'augmentation des frais de remorquage facturés par la SNSM, afin d'éviter une situation de concurrence déloyale.

En juin dernier, Oliver Lajous nous déclarait que la SNSM ne devait pas perdre son âme, qu'elle était avant tout une association de bénévoles, que son objectif était le sauvetage en mer. 

L'équilibre entre toutes les contraintes qui animent la SNSM sera sans doute difficile à trouver mais nécessaire, car il serait dommage que les plaisanciers fassent appel aux pompiers, qui ne facturent pas leurs prestations pour leur part...

Le 26 septembre, tous les yeux seront donc braqués sur le conseil d'administration de la SNSM qui donnera ou non carte blanche à son président.

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Zoé Vert 11/09/2013 22:14

Le sauvetage des vies oui mais des bateaux à voir avec les assurances ?Combien de vies perdues de Bénévoles pour des plaisanciers qui ne prévenez pas que leur vie n'étaient plus en danger(cf;l'aber
wrac'h Oulhen and co)

Morel Bernard 07/09/2013 13:54

Dérives mercantiles, de qui se moquent-on ...! en moyenne 250€ pour remorquer des bateaux qui peuvent valoir jusqu'à plusieurs dizaines de Milliers d '€ ...Le dernier qui était en feu dans le
compartiment moteur, 6 personnes à bord où nous avons pris en charge à bord de notre vedette bénévolement...! Ce bateau de 80 tonnes, plusieurs centaines de milliers d'€ remorqué en 2012 et dont on
attend toujours de voir les premiers centimes dès 1000 et quelques euros que le propriétaire doit à la station pour un remorquage de nuit qui a duré plusieurs heures... B.Morel